Le Québec, champion des plaintes en assurance

La majorité des plaintes en assurance de personnes continuent d’émaner du Québec. Bon an mal an, près de la moitié des plaintes des consommateurs proviennent en effet du Québec, alors que 46,2 % d’entre elles y avaient été enregistrées l’an dernier, indique le récent rapport de l’Ombudsman des assurances de personnes (OAP). Ce ratio est néanmoins en légère baisse par rapport à l’année précédente (48,1 %).

« Historiquement le volume des plaintes a toujours été important au Québec. Cette situation est probablement due au fait que l’OAP fait partie de la communauté québécoise, avec un bureau à Montréal depuis sa création en 2002 », souligne Holly Nicholson, directrice exécutive de cet organisme national indépendant de règlement des plaintes et d’information à l’intention des consommateurs canadiens d’assurances de personnes.

L’OAP a reçu 2 136 plaintes, comparativement à 2 464 lors de l’exercice 2014-2015. Les assurances invalidité (40,2 %), vie (26,3 %) et celles reliées aux maladies complémentaire et dentaire (15,6 %) suscitent toujours la grande majorité des plaintes.

« Le volume de plaintes relatives à l’assurance invalidité et vie est en relation logique avec le volume des contrats d’assurance vendus. Puisque ces produits sont parmi les plus populaires, il n’est pas surprenant qu’il y ait un nombre plus élevé de plaintes », explique Mme Nicholson.

Les demandes de règlements viennent en tête de liste des récriminations, à 63,6 %, suivi de loin par les services (16,3 %). Les assurances invalidité (53,3 %) et vie (28,9 %) sont les principaux produits qui ont fait l’objet d’enquêtes. Les enquêtes sur les plaintes ont augmenté de 27,6 %, soit le double d’il y a deux ans. La plupart des cas réglés a trait à des produits de retraite (41,4 %) ou d’invalidité (31 %).

La majorité des griefs sont toutefois réglés directement par les compagnies d’assurances ou par l’Ombudsman avant même qu’elles atteignent le stade d’enquête. Le ratio de règlement en faveur du consommateur a atteint 80 %, en hausse par rapport aux 50 % de l’an dernier et aux 30 % des années précédentes. Cette augmentation est principalement attribuable aux processus « mis en œuvre ces deux dernières années afin d’améliorer la manière dont nous évaluons les plaintes », explique l’OAP.