Le marché des condos risque une correction, selon la Banque du Canada

Le marché canadien des condominiums est en proie à une surconstruction et à une surévaluation et il représente un risque pour les ménages canadiens, les banques et l’économie en général, a averti jeudi la Banque du Canada dans sa plus récente revue de la santé du système financier du pays.

La banque centrale a évoqué le marché des condos de Toronto en particulier, lequel continue à afficher un haut niveau de logements invendus avant la mise en chantier et avant l’achèvement des tours d’habitation, a-t-elle noté.

Dans l’ensemble, la banque centrale estime que tant les conditions financières mondiales que canadiennes ont connu une certaine amélioration malgré le rythme modéré de la reprise économique.

Au Canada, la croissance du crédit des ménages a continué de ralentir et est maintenant plus conforme à celle du revenu disponible, et l’activité sur le marché du logement s’est généralement modérée.

Mais la Banque du Canada conserve quelques inquiétudes face au marché de l’habitation, en particulier en ce qui a trait aux condos à Toronto. Selon elle, une correction des prix des condos pourrait se répandre à d’autres segments du marché de l’habitation et forcer les acheteurs et les vendeurs à revoir leurs attentes.

Cela pourrait être le début d’un phénomène que la banque appelle « rétroaction défavorable ». Dans ce scénario, un plongeon des prix des maisons nuit à la valeur nette des ménages, atténue leur confiance et leurs dépenses de consommation, ce qui a un impact sur les revenus et la création d’emplois.