L’économie canadienne ne mènera pas la reprise

Selon Standard and Poor’s, l’économie du Canada cèdera sa place dans le peloton de tête de la reprise économique mondiale.

Dans un récent rapport, l’agence de notation S&P soutient que le recul des prix des commodités, qui ont perdu des plumes depuis 2011, contribue à réduire les perspectives de croissance de l’économie canadienne.

« Auparavant, alors que des économies avancées éprouvaient de la difficulté à retourner à la croissance après la récession, l’augmentation des prix des commodités était une source importante de croissance pour le Canada», écrit l’analyste spécialisé dans le revenu fixe de S&P, Robert Palombi.

Selon S&P, des problèmes supplémentaires pourraient apparaître du côté des ménages canadiens qui sont de plus en plus endettés. Les dépenses des ménages représentent maintenant 54 % des dépenses totales dans l’économie, soit davantage qu’avant la récession alors qu’elles représentaient 52 % des dépenses totales.

«Nous croyons que la reprise canadienne dépendra largement de ce que les ménages décideront de faire avec leurs dépenses», peut-on lire dans le rapport de S&P.

Toutefois, pour pouvoir continuer de dépenser, les ménages canadiens doivent garder leur endettement sous contrôle, ajoute Robert Palombi: «Jusqu’à ce que les Canadiens aient un peu plus de marge de manœuvre dans leurs portefeuilles, les dépenses de consommation ne seront pas un moteur important pour l’économie du pays.»