Déficits : le fédéral a les reins solides selon iA Groupe financier

« Dans l’environnement actuel, oui c’est correct que le gouvernement fasse des déficits, le but est de stimuler l’économie quand l’économie en a besoin », a dit Sébastien Mc Mahon, économiste et CFA chez iA Groupe financier dans sa revue économique hebdomadaire du 26 février.

Le fait que le gouvernement canadien ait le ratio d’endettement le plus faible du G7, soit 35 %, et que l’économie du pays ait besoin de stimulation sont des justificatifs valables pour des budgets déficitaires en 2016-2017 et en 2017-2018.

L’économiste relativise les annonces récentes du ministre des Finances, Bill Morneau, qui a souligné que le Canada se dirigeait vers un déficit de 18,4 G$ en 2016-2017 en s’appuyant sur les données des années précédentes.

« Dans les années 90, le [ratio d’endettement du Canada] était à 70 % de son PIB », rappelle-t-il.

En réalité, iA Groupe financier s’attend à ce que le gouvernement fasse des annonces pour stimuler l’économie canadienne qui feront grimper le déficit en 2016-2017 à 25 G$.

Le déficit du budget 2017-2018 pourrait même atteindre 35 G$ en raison de la mise en place de mesures fiscales et d’investissement dans les infrastructures et l’innovation, d’après eux.

« Il ne faut pas oublier que l’économie canadienne est une économie qui a un PIB annuel de 2000 G$.  25 G$ de déficit, ça équivaut seulement à 1,25 % du PIB et 35 G$, c’est 1,75% du PIB. De notre côté, on ne déchirera pas notre chemise si le gouvernement fait remonter le ratio de la dette au PIB aux alentours de 40 % », dit Sébastien Mc Mahon.