L’immobilier propulsé par les milléniaux et les immigrants

L’immobilier est appelé à poursuivre sa lancée au Canada, la hausse du coût des propriétés dans la région du Grand Montréal étant la plus importante parmi les grandes régions urbaines au pays, selon une étude de Royal LePage.

Dans le Grand Montréal, le prix de l’agrégat des propriétés (prix médian pondéré de tous les types de propriétés) devrait connaître une hausse de 5,5%, avec un prix de 457 900$ à la fin de 2020, alors qu’elle sera de 4,75% avec un prix de 883 700$ dans le Grand Toronto et de 1,5% avec un prix de 1 125 200$ dans le Grand Vancouver. À Winnipeg et à Régina, aucune hausse n’est prévue.

Le développement le plus marquant tient à un déplacement de la demande des milléniaux qui délaisseront les copropriétés au profit des maisons détachées. La plus importante cohorte parmi les milléniaux, ceux qui ont entre 26 et 32 ans, « recherchent des propriétés pour accueillir leurs familles grandissantes, indique l’étude. Aujourd’hui, ce groupe démographique convoite plus d’espace et une cour arrière. La demande qui en découle fera pression à la hausse sur les prix des maisons détachées. »

« Cette importante vague de consommateurs canadiens a transformé le marché immobilier au cours de la dernière décennie, se concentrant sur les copropriétés et portant leur prix à la hausse », rappelle Phil Soper, président et chef de la direction de Royal LePage. « Nous prévoyons que la période d’appréciation disproportionnée des prix dans le segment de la copropriété tire à sa fin tandis que l’intérêt envers les maisons détachées renaît. »

L’autre moteur de l’immobilier vient de l’immigration. « Une propriété sur cinq devrait être achetée par un nouvel arrivant au cours des cinq prochaines années », prédit Royal LePage.