Fitch Ratings a maintenu les cotes de crédit des six grandes banques canadiennes et du Mouvement Desjardins, soulignant que leurs résultats ont bien résisté à la faiblesse de l’économie et à l’incertitude persistante entourant le commerce.
Dans un rapport confirmant les cotes des grandes banques, l’agence de notation a notamment souligné la résilience des institutions financières face aux vents contraires macroéconomiques persistants.
Fitch Ratings prévoit actuellement une croissance du PIB de seulement 0,7 % cette année, sous l’effet du choc des prix de l’énergie, de la faiblesse des embauches et de la révision à la baisse de la croissance du PIB américain, auxquels s’ajoutent les préoccupations toujours élevées entourant la politique commerciale. La croissance devrait ensuite s’accélérer pour atteindre 1,5 % en 2027.
Dans ce contexte, l’agence de notation s’attend à « une certaine détérioration de la qualité des actifs, particulièrement du côté des prêts commerciaux et des prêts aux entreprises directement touchées par les droits de douane ».
Le crédit à la consommation a également montré des signes de faiblesse, tout comme les prêts hypothécaires résidentiels dans une certaine mesure. Fitch estime néanmoins que ces portefeuilles continuent « d’afficher de bons résultats, compte tenu des faibles ratios prêt-valeur et de la pénurie de logements à l’échelle nationale ».
« Compte tenu des nouvelles menaces tarifaires et de la détérioration de la confiance des consommateurs et des entreprises, Fitch Ratings prévoit une faible croissance des prêts et des revenus, indique le rapport. Cette situation devrait se traduire par une rentabilité stable ou en baisse pour le reste de l’année. »
Malgré tout, les importantes sources de revenus tirés des frais des banques devraient continuer de soutenir leurs revenus, estime Fitch Ratings. Leurs cotes de crédit tiennent également compte de leurs « solides réserves de liquidités et de fonds propres ».
Selon l’agence de notation, toutes les banques affichaient des ratios de fonds propres de catégorie 1 sous forme d’actions ordinaires (CET1) supérieurs à 13 %, soutenus par « une solide génération interne de capital, une croissance modérée des actifs pondérés en fonction des risques et des hausses raisonnables des dividendes ».
Les réserves de fonds propres supplémentaires détenues au-delà des exigences réglementaires minimales constituent un élément positif « en cette période d’incertitude économique », conclut Fitch Ratings.