Séduire la famille pour ne pas perdre les actifs

Moins de 50 % des conjoints survivants restent avec le conseiller financier de leur tendre moitié décédée, selon une étude publiée par Bank of America.

Ces chiffres ont été présentés lors du Small and Independent Dealer Symposium qui se tenait cette semaine à Toronto. Chez les enfants des clients décédés, les chiffres sont encore plus bas. En effet, lorsqu’un transfert d’actifs se produit après la mort d’un client, seulement 2 % de l’argent qui passe dans les mains de la prochaine génération restera sous la garde du conseiller d’origine.

« D’ici 2020, la majorité des ménages fortunés auront 65 ans ou plus et, au courant de la prochaine décennie, près de 767 G$ seront transférés d’une génération à l’autre. Les conseillers qui se concentrent sur les relations individuelles risquent de perdre rapidement de vue ces 767 G$ », a indiqué Keith Sjogren, consultant senior chez Investor Economics, lors de la conférence.

Les conseillers devraient donc inclure les conjoints et les enfants de leurs clients à leur pratique, ajoute Keith Sjogren : « Ce qu’on remarque, c’est que plusieurs conseillers ne connaissent même pas les noms des enfants de leurs clients et ne les ont donc jamais rencontrés. »

Les conseillers devraient être très directs avec leurs clients lorsqu’ils abordent le transfert intergénérationnel, a expliqué Glen Kuatt, vice-président du conseil d’administration de Savant Capital Management, lors de la conférence.

« Demandez au client quand il a discuté la dernière fois de transfert au décès avec les membres de sa famille. Le conseiller peut aussi demander à son client s’il a un testament et s’il peut le voir », a recommandé celui qui exige que tous ses conseillers rencontrent le conjoint et les enfants de leurs clients.