L’économie inquiète, mais la valeur des CELI augmente

Selon un sondage de BMO sur les placements.

Quelqu'un assis devant une table où l'on voit une calculatrice, un bloc de note et une tirelire, dans laquelle la personne va glisser une pièce.

Les Canadiens affichent un pessimisme marqué face aux perspectives économiques de 2025, selon un récent sondage de BMO sur les placements. L’étude révèle que 63 % des investisseurs redoutent une récession dans les 12 prochains mois, tandis que près de la moitié des répondants (48 %) anticipent un affaiblissement de l’économie.

L’inflation demeure une préoccupation majeure, avec 67 % des Canadiens qui déclarent subir son impact négatif sur leurs finances. Selon les données, 44 % des répondants dépensent entre 100 $ et 300 $ de plus chaque mois pour leurs besoins essentiels, tandis que 38 % dépensent plus de 300 $ supplémentaires.

Des CELI en santé
Malgré ce climat d’incertitude, les comptes d’épargne libre d’impôt (CELI) affichent une performance robuste. Leur valeur moyenne atteint désormais près de 45 000 $, une augmentation de 8 % par rapport à 2023. Les baby-boomers se démarquent particulièrement avec des CELI moyens dépassant 72 000 $.

« Ce fut une bonne année pour de nombreux investisseurs, les deux principales catégories d’actifs, les actions et les obligations, ayant toutes deux enregistré de bons résultats en 2024, ce qui a probablement contribué à augmenter la valeur des comptes de nombreux Canadiens », affirme Brent Joyce, stratège en chef, Placements et premier directeur général de BMO Gestion privée de placements.

Des investisseurs à la recherche de conseils
Face à ces défis économiques, les Canadiens se tournent davantage vers les conseils professionnels. Le sondage indique que 56 % des répondants considèrent qu’il est plus important de consulter un conseiller dans le contexte actuel. Cette tendance semble porter ses fruits, puisque 79 % des personnes ayant fait appel à un conseiller rapportent une amélioration de leur situation financière, soit une hausse de 12 points de pourcentage en un an.

Selon Brent Joyce, l’optimisme reste de mise. « Bien que les vents contraires de l’économie, y compris la perspective de tarifs douaniers, puissent inquiéter les ménages canadiens, nous croyons que les principaux marchés peuvent continuer à faire des gains en 2025 », soutient-il.

L’étude a été menée par Pollara auprès de 1 500 adultes canadiens en novembre 2024.