Humania se réinvente à l’aide du numérique

En 2013, Humania Assurance ne vendait aucun de ses produits de manière numérique. Aujourd’hui, près de 90 % de ses ventes en assurance vie sont faites sur Internet par l’entremise de conseillers en sécurité financière.

Humania se réinvente à l'aide du numérique

« Pour nous, la technologie, être une fintech, être un disrupteur [un perturbateur, NDLR] dans l’industrie, ce n’est même pas un choix, c’est un besoin et c’est ce qu’on fait », a expliqué Stéphane Rochon, président et chef de la direction d’Humania Assurance, lors de sa conférence durant l’événement fintech organisé par les Événements les affaires, mercredi dernier.

De 2015 à maintenant, le pourcentage des ventes d’assurance individuelle de l’assureur provenant du numérique est passé de nul à environ 53 % et son expansion canadienne repose entièrement sur le numérique, a-t-il expliqué.

Cette transformation du modèle d’affaires découle de la décision d’Humania d’éliminer les ressources internes liées à la technologie en 2002 et la création de sa branche numérique Survitech en 2006.

Survitech, qui appartient complètement à Humania, a permis à la firme de créer ses propres technologies.

« Quand on vous parle de changer le modèle d’affaires grâce à une fintech, c’est vraiment là où nous sommes », a expliqué le président d’Humania.

Stéphane Rochon et Éric Levac, vice-président, technologies pour Survitech, ont soutenu durant la conférence que cette décision a permis d’accéder au réseau pancanadien, de rajeunir les conseillers faisant affaire avec eux et de réduire les coûts d’acquisition.

Une police d’assurance vie temporaire en 15 minutes

En décembre dernier, l’assureur de Saint-Hyacinthe a lancé une plateforme d’achat d’assurance vie temporaire en ligne nommée HuGO.

La plateforme permet l’achat d’une police d’assurance vie non simplifié via l’analyse prédictive. Selon eux, elle permet à 65 % des dossiers se qualifiant d’être acceptés dans une période de temps oscillant de 15 à 45 minutes.

« L’enjeu n’était pas de changer le processus d’achat de la police d’assurance, mais de le faire tout en restant compétitif [au niveau du prix] », a souligné Stéphane Rochon.

L’idée consistait à développer une technologie où l’ensemble de la chaîne de production, du manufacturier de produit à l’assuré, en passant par l’agent général et le conseiller en sécurité financière, puissent être avantagés.

L’assuré bénéficie de la flexibilité et de la rapidité de l’émission du produit d’assurance voulu.

Le conseiller en sécurité financière, selon eux, y trouve son compte, entre autres, grâce à la diminution du nombre de rencontres et l’accès au guichet numérique unique.

L’agent général obtient pour sa part l’automatisation des processus pour près des deux tiers des dossiers associés au produit ainsi par le transfert électronique des données.

Le projet a été développé par la filiale numérique d’Humania.